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Bas de Laine

L'Aile du Trésor · entrée

La Herse aux Douze Mots · Vos douze mots

La herse ne se lève que pour qui connaît douze mots. Personne ne vous les donne : vous les tirez vous-même, et vous les écrivez sur papier, ce que le garde trouve très moderne.

La boussole de la salle4 de liberté sur 15, et les quatre caméras

Chaque axe est noté de 0 à 3 : ce que cette salle change, comparé au village (ce que vous faites déjà), jamais comparé à la perfection.

Ce que vous gagnez en liberté

  • Garde : 1 sur 3, un peu qui tient la chose : vous, ou un tiers.
  • Juridiction : 0 sur 3, rien ne change loin d'un point unique : une banque, un État, un prestataire.
  • Monnaie : 0 sur 3, rien ne change le choix de la monnaie.
  • Discrétion : 2 sur 3, nettement moins vu ; le détail, caméra par caméra, est plus bas.
  • Prudence : 1 sur 3, un peu un risque que vous aviez déjà, réduit.

Les cinq additionnés : 4 de liberté sur 15, pour un effort de 1 sur 5.

Effort
1 sur 5
Liberté
4 de liberté sur 15
Genre de salle
Échauffement : un peu de liberté, peu d'effort

Le prix en confort

Confort : 2 sur 3, un peu moins simple 3 : aussi simple qu'aujourd'hui ; 0 : nettement plus pénible.

Le confort ne compte pas dans la liberté : il dit ce que le geste vous coûte en simplicité. Trois tasses pleines, et vous ne sentez presque rien.

Les quatre caméras

Une caméra par observateur. Leur pose dit ce que chacune voit encore de vous, comparé au village (ce que vous faites déjà).

  • Badaud (le curieux, le voleur)

    nettement moins : vous voit nettement moins, gain de discrétion 2 sur 3

  • Changeur (la banque)

    comme au village : vous voit comme au village, gain de discrétion 0 sur 3

  • Marchand (la plateforme)

    ne voit plus rien : ne voit plus rien de ce geste, gain de discrétion 3 sur 3

  • Intendance (l'administration)

    comme au village : vous voit comme au village, gain de discrétion 0 sur 3

À gagner Voici les caméras une fois l'objectif de donjon accompli. Avant le geste, toutes vous regardent, comme au village.

Les caméras du Changeur (la banque) et de l'Intendance (l'administration) vous voient toujours ici, et c'est normal : cette salle ne s'occupe pas d'elles.

Quête Le serment des Douze

  • Le défi de la taverneparchemin fermé

    Prêtez le serment des Douze : générez vos douze mots, notez-les sur papier, puis ressaisissez les trois mots que la Cafetière vous demande. Ce rite dure deux minutes et donne le rang 1.

    Il rapporte l'écusson « Gardien des Douze » peint, et 10 liards. Il compte pour le rang 1, Gueux assermenté.

  • Le bonus du donjonparchemin fermé

    Emportez votre parchemin (votre fichier de progression chiffré), fermez l'onglet, puis décachetez-le : rechargez le fichier et ouvrez-le avec vos douze mots.

    Il rapporte l'écusson « Gardien des Douze » forgé, et 20 liards.

Les deux objectifs sont indépendants. La Cafetière vérifie votre preuve dans votre navigateur, puis inscrit votre drapeau dans votre parchemin. Effort : 1 sur 5. Liberté gagnée : 4 sur 15.

Pas encore de parchemin ? Levez la Herse : deux minutes, un crayon. Vous en avez un ?Décachetez-le à la Herse pour voir où vous en êtes.

L’essentiel en cinq lignes

  1. Où vous êtes : devant la Herse, l’entrée du site. Toutes les salles du château (le site) passent par ici.
  2. Ce que vous apprenez : le geste exact d’un portefeuille de cryptomonnaie, là où une erreur ne coûte rien.
  3. Ce que vous faites : votre navigateur tire douze mots au hasard, vous les recopiez sur papier, puis vous en ressaisissez trois.
  4. Ce qu’il vous faut : un crayon et une feuille. Durée : deux minutes, puis cinq pour l’objectif de donjon.
  5. Ce que vous y gagnez : une progression que vous seul pouvez ouvrir, et le réflexe des douze mots sur papier. Si vous les perdez, vous perdez votre progression, rien d’autre.

Pourquoi cette salle, et l'histoire

Vos douze mots fabriquent la clé de votre coffre, et vous seul la tenez : la plupart des gens ne le font jamais.

Vos douze mots chiffrent votre parchemin : ils le rendent illisible pour quiconque ne les a pas. Le parchemin est un fichier chiffré qui garde votre progression : les salles visitées, vos écussons, et vos drapeaux (les preuves de réussite des quêtes). Le site ne voit ni les mots, ni le parchemin, ni votre nom. Il n’a d’ailleurs aucun endroit où les ranger.

C’est exactement le geste d’un portefeuille de cryptomonnaie : une phrase de récupération notée à la main, une vérification, une restauration. Mais ici, sans un centime en jeu. Si vous vous trompez, vous perdez quelques écussons. C’est le meilleur endroit au monde pour se tromper.

L’histoire

Paul a quarante-deux ans et, comme tout le monde, une quarantaine de mots de passe. Il en connaît trois. Pour les autres, il y a un bouton bleu : « Mot de passe oublié ? ». Il clique, il reçoit un courriel, il recommence. Sa banque, son opérateur, sa mutuelle : quelqu’un, quelque part, a toujours un double de ses clés. C’est confortable. Paul n’y a jamais réfléchi.

Un dimanche, Paul vide la maison de sa grand-mère. Dans l’armoire, il trouve un bas de laine. Dedans, quelques pièces, et un papier plié en quatre, écrit au crayon. C’est la liste de ce qu’elle avait mis de côté, et où. Pas de banque, pas de bouton bleu, pas de service client. Juste un papier, et la confiance qu’un jour quelqu’un saurait le lire.

Paul comprend que sa grand-mère faisait une chose qu’il ne sait plus faire : répondre elle-même de ce qu’elle possédait. Personne ne pouvait lui geler son bas de laine. Personne non plus ne pouvait le lui retrouver si elle l’égarait. Les deux vont ensemble.

Le soir, Paul ouvre Bas de Laine. On lui propose douze mots. Il cherche le bouton « Mot de passe oublié ». Il n’y en a pas. Il comprend que c’est précisément le sujet.

Il prend un crayon.

Le défi de la taverne

ressaisir trois mots

Le serment des Douze

Il vous faut un crayon et une feuille. Installez-vous là où personne ne lit par-dessus votre épaule. Le rite a trois étapes : le serment, les douze mots, puis trois mots à ressaisir.

1. Le serment

Le Portier, le garde de l'entrée : « Approchez, et levez la main droite. Gardez l'autre pour le crayon. »

Vous allez recevoir douze mots. Vous promettez :

  • de les recopier sur papier ;
  • de ne jamais les photographier ;
  • de ne les envoyer ni par courriel, ni dans un stockage en ligne, ni à un cousin ;
  • de ne jamais les coller dans un champ de saisie, même s'il a l'air officiel.

Le Portier : « Si vous êtes d'accord, dites “je le jure”. J'attends cette phrase depuis ce matin. »

C’est le rite, dans l’encart ci-dessus : deux minutes, un crayon, une feuille, et personne qui lit par-dessus votre épaule. Vous jurez, vous recopiez les douze mots sur papier, dans l’ordre, puis vous saisissez, en lisant votre feuille, les trois mots dont la Cafetière vous donne les numéros. Le rite lève la Herse : derrière, la cour mène à toutes les salles.

Ce que vous faites ensuite

La recette

Le rite vous a fait noter vos douze mots. La recette ajoute le second geste, décacheter, puis les règles du quotidien.

Étape 1 : décachetez votre parchemin

Décacheter, c’est recharger votre parchemin et l’ouvrir avec vos douze mots. C’est aussi l’objectif de donjon de la salle : la preuve que vous savez faire le vrai geste. Comptez cinq minutes, quand vous voudrez.

  1. Emportez votre parchemin. Cliquez sur le bouton de téléchargement. Le fichier arrive dans votre dossier Téléchargements.
  2. Rangez-le où vous voulez : clé USB, stockage en ligne, courriel à vous-même. Sans les mots, personne ne peut le lire. Seule règle : ne le rangez pas au même endroit que la feuille.
  3. Fermez l’onglet du site.
  4. Rouvrez le site et chargez votre parchemin.
  5. Saisissez vos douze mots. Votre progression réapparaît : vous avez décacheté votre parchemin.

Vous venez de restaurer votre propre coffre, sans l’aide de personne.

Étape 2 : prenez les habitudes du quotidien

  • La copie de l’écritoire. C’est la copie automatique de votre progression dans votre navigateur. Elle est chiffrée, et elle ne contient jamais les mots. À chaque visite, vous ressaisissez donc vos mots. Une option « Se souvenir de cet appareil » vous en dispense. Elle est désactivée par défaut : le tableau des variantes, plus bas, explique son risque.
  • Le parchemin change, les mots restent. Après une bonne séance, emportez à nouveau votre parchemin. C’est la seule copie qui survit à un nettoyage du navigateur. Le site affiche toujours deux dates : celle de la dernière copie de l’écritoire, et celle du dernier parchemin emporté.
  • Sous Tor Browser, le navigateur efface tout à la fermeture. Votre parchemin et vos mots sont alors le seul moyen de retrouver votre progression. Vous le vérifierez au Puits du Revenant, avec le jet de sauvegarde : vous y restaurez votre progression dans un autre navigateur.

Étape 3 : retenez deux règles

  1. Ces douze mots ne sont pas un portefeuille. Ils ne doivent jamais le devenir. Ils suivent la norme BIP-39, celle des portefeuilles de cryptomonnaie. Un vrai portefeuille pourrait donc les accepter. Ne les y saisissez jamais, et n’y déposez jamais d’argent. Pour fabriquer sa clé, le site ajoute à vos mots un « sel » : une valeur fixe, propre au site. Ainsi, un secret d’entraînement ne se mélange jamais à un secret d’argent. La norme BIP-39 elle-même déconseille les listes non anglaises pour les vrais portefeuilles, car la grande majorité ne les accepte pas.
  2. Personne, jamais, n’a besoin de vos mots. Le site ne vous les redemande qu’à un seul endroit : quand vous décachetez votre parchemin, dans votre navigateur. Ailleurs, quelqu’un qui demande vos mots est un voleur : une page qui ressemble au site, un « support technique », un message privé. Ici, il ne volerait que vos écussons. Avec un vrai portefeuille, il viderait tout. Si vous collez par erreur une phrase de récupération dans l’encart de la Cafetière, elle la refuse et vous explique pourquoi.
Les variantes : ce que chacune vous fait gagner et risquer

Il existe plusieurs façons de garder vos douze mots. L’effort va de 1 (facile) à 5 (exigeant).

  • Variante : Papier, une copie chez vous (la recette du rite)

    Effort : 1

    Ce que vous gagnez : Le vrai geste, celui des portefeuilles

    Ce que vous risquez : Le papier se perd, se mouille, part à la poubelle avec les prospectus

  • Variante : Papier, deux copies en deux lieux

    Effort : 2

    Ce que vous gagnez : Survit à un dégât des eaux ou à un déménagement

    Ce que vous risquez : Deux endroits où on peut le trouver (pour ces mots-là, sans enjeu)

  • Variante : « Se souvenir de cet appareil » (désactivé par défaut)

    Effort : 1

    Ce que vous gagnez : Plus besoin de ressaisir les mots sur votre ordinateur habituel

    Ce que vous risquez : Quiconque utilise votre session voit votre progression. Ne remplace pas le papier

  • Variante : Gestionnaire de mots de passe

    Effort : 1

    Ce que vous gagnez : Confortable, synchronisé

    Ce que vous risquez : Acceptable pour ces douze mots, sans argent en jeu. Mauvais réflexe pour une vraie phrase de récupération : voir les risques

Notre conseil : prenez la variante papier. Pour un simple parchemin, elle n’est pas plus sûre que les autres. Mais elle vous entraîne au geste que vous ferez avec un vrai portefeuille.

Le bonus du donjon

décacheter votre parchemin

C’est l’étape 1 de la recette, quand vous voulez : emportez votre parchemin, fermez l’onglet, revenez, rechargez le fichier, puis saisissez vos douze mots.

Le geste se fait dans l'encart du serment, plus haut. Choisissez « Le fichier emporté » : la copie gardée par le navigateur ne compte pas.

Ce que vous gagnez

Le verdict

Écusson forgé : Gardien des Douze. Vous venez de restaurer un coffre que personne d’autre au monde ne sait ouvrir : ni le site, ni son hébergeur, ni votre banque, ni Bercy. Douze mots sur un papier : bienvenue dans la technologie du futur, celle qui repose sur un crayon. Le chapeau en papier d’aluminium est vendu séparément.

Bloqué ?

La vérification, les sucres et le déca

Voir l'aide de la Cafetière
  • Les sucres : trois indices gratuits, à ouvrir un par un. Un sucre donne une piste, deux la méthode, trois la solution. Votre journal note seulement combien vous en prenez.
  • Le déca : vous lisez la salle sans faire la quête. Vous n'avez pas l'écusson, mais le chemin continue, et vous revenez quand vous voulez.

Comment la Cafetière vérifie, chez vous

Rien ne sort de votre navigateur : ni les mots, ni le parchemin.

Le détail de la vérification
  • Objectif de taverne : votre navigateur compare les trois mots saisis à ceux qu’il vient de tirer. Il ignore les majuscules et les accents, et quatre premières lettres justes suffisent.
  • Objectif de donjon : votre navigateur fabrique la clé à partir de vos douze mots, puis tente d’ouvrir le parchemin. Si un mot est faux, ou si le fichier est abîmé, l’ouverture échoue : il n’existe pas de « presque bon ». Si elle réussit, votre navigateur calcule le hash du parchemin. Un hash est une empreinte : une formule transforme le fichier en une courte suite de caractères, toujours la même pour le même fichier. Votre drapeau en est tiré, au format GRAIN{xxxx-xxxx} : huit caractères qui n’appartiennent qu’à vous.
  • Pourquoi chaque drapeau est unique : vos mots diffèrent de ceux des autres lecteurs, et chaque parchemin est chiffré avec un élément aléatoire neuf. Deux parchemins ne se ressemblent donc jamais, et deux drapeaux non plus. Aucune valeur secrète n’est écrite dans le code du site.
  • Peut-on tricher ? Oui, en lisant le code du site, comme pour tous les drapeaux, puisque tout se vérifie dans votre navigateur. Quelqu’un qui lit le code peut fabriquer un parchemin et son drapeau. Mais pour cela, il doit tirer des mots, chiffrer un fichier et le déchiffrer. Autrement dit, faire l’exercice. Tricher ne rapporte rien, sinon le geste.

La Cafetière distingue deux erreurs, pour vous aider :

  • « ces mots ne forment pas une phrase valide » : un mot est mal recopié. Les douze mots contiennent une petite vérification intégrée, qui détecte la plupart des fautes de copie ;
  • « phrase valide, mais ce n’est pas la bonne » : tous les mots existent, mais ce ne sont pas les vôtres, ou le parchemin n’est pas le bon.
Pour les curieux : la technique exacte
  • Le tirage : votre navigateur tire 128 bits de hasard avec son propre générateur, y ajoute 4 bits de contrôle, et traduit le tout en douze mots de la liste BIP-39 française (2 048 mots). Aucune requête ne part.
  • La liste française : chaque mot se reconnaît à ses quatre premières lettres, « é » et « è » y comptent comme « e », et deux mots ne diffèrent jamais d’une seule lettre. D’où les règles de saisie du rite.
  • La clé : elle est dérivée des douze mots par PBKDF2-SHA256, avec un sel propre au site.
  • Le chiffrement : AES-GCM, avec un vecteur d’initialisation neuf à chaque parchemin.
  • Le drapeau : il est tiré du hash SHA-256 du parchemin rechargé.
  • La bibliothèque : @scure/bip39, sous licence MIT, qui embarque la liste française.

Les sucres

Un sucre, une piste

Lisez d’abord le message d’erreur. « Phrase invalide » : un mot est mal recopié. « Pas la bonne phrase » : tous les mots existent, mais ce ne sont pas les vôtres, ou le parchemin n’est pas le bon.

Deux sucres, la méthode

Vérifiez les mots un par un, par leurs quatre premières lettres. Le champ de saisie vous propose les mots possibles. Vérifiez l’ordre : un seul mot mal placé fait tout échouer. Vérifiez que vous chargez le parchemin le plus récent, pas un vieux doublon (1) du dossier Téléchargements.

Trois sucres, la solution

Si la feuille est perdue ou illisible, il n’y a pas de solution : c’est la leçon. Retournez à la Herse, tirez de nouveaux mots, et relisez la feuille avant de valider. Personne ne peut retrouver vos mots, pas même nous. Surtout pas nous.

Le déca

Ici, le déca ne vaut que pour l’objectif de donjon : le rite, lui, ouvre le château.

Pour comprendre

À lire à votre rythme

La boussole

Le point de comparaison est le village : ce que vous faites déjà, avec vos comptes et leur bouton « Mot de passe oublié ». Le vrai gain n’est pas dans le tableau : il est dans tout ce que ce geste rend possible ensuite.
Axe Pourquoi
GardeVous détenez seul la clé de quelque chose. C’est petit, mais c’est la première fois.
JuridictionRien ne change de pays.
MonnaiePas d’argent en jeu.
DiscrétionPas de compte, pas de courriel, pas de nom : le site ne sait rien de votre progression.
ConfortUne fois compris, c’est simple. Mais il faut ressaisir des mots, là où vous aviez un bouton « Mot de passe oublié ».
Prudence (un risque existant réduit)Vous apprenez à l’abri un geste dont l’erreur coûte cher ailleurs.

Les quatre caméras

Caméra Ce qu’elle voit, comparé au village
du Badaud (le curieux, le voleur) Un fichier au nom banal, illisible sans les mots. S’il trouve votre feuille seule, il lit douze mots sans queue ni tête.
du Changeur (la banque) Rien ne la concerne ici, et rien ne change pour elle.
du Marchand (la plateforme : ici, le site et son hébergeur) Ni compte, ni mots, ni progression. Comme pour n’importe quel site, l’hébergeur voit l’adresse IP qui charge les pages, rien de ce que vous en faites.
de l’Intendance (l’administration) Rien ne change. Vous n’avez rien à déclarer.

Les risques, chiffrés

Ici, le plafond du dommage est connu d’avance : votre progression, et rien d’autre. Six risques, comparés à ce que vous faites déjà avec votre banque et votre carte. Le seul risque nouveau est de perdre la feuille.
Risque En une ligne
1. Perdre la feuille Le risque principal : vous recommencez à la Herse avec de nouveaux mots.
2. Perdre le parchemin Vous perdez la progression depuis le dernier parchemin emporté.
3. Quelqu’un trouve la feuille Faible, et sans le parchemin, il ne lit rien.
4. Donner ses mots à un faux site Sans enjeu ici ; total et définitif avec un vrai portefeuille.
5. Le site disparaît Les écussons deviennent des souvenirs ; le savoir reste.
6. Un ordinateur infecté Le même risque que pour votre banque en ligne, avec un enjeu bien moindre.
1. Perdre la feuille
  • Possible ? Oui. C’est le risque principal.
  • Probable ? Réellement. Une feuille volante finit souvent au recyclage. Il n’existe pas de chiffre fiable sur la fréquence des phrases de récupération perdues : nous n’en citons donc pas.
  • Coût : votre progression. Vous recommencez à la Herse avec de nouveaux mots. Les écussons déjà gagnés ne reviennent pas tout seuls, mais les quêtes se refont vite la deuxième fois.
  • Par comparaison : perdre son mot de passe bancaire coûte cinq minutes et un SMS. Perdre une vraie phrase de récupération coûte tout l’argent du portefeuille. Vous êtes ici entre les deux, dans la zone où l’on apprend.
  • Avec le temps : le risque grandit tant que la feuille n’a pas de place fixe. Il disparaît quand elle en a une, et quand vous avez testé la restauration au Puits du Revenant.
2. Perdre le parchemin
  • Possible ? Oui : nettoyage du navigateur, changement d’ordinateur, ou Tor Browser qui efface tout à la fermeture.
  • Probable ? Oui, si vous n’emportez jamais votre parchemin. Sous Tor Browser, c’est certain.
  • Coût : la progression depuis le dernier parchemin emporté. Les mots seuls ne suffisent pas : ils sont la clé, le parchemin est le coffre.
  • Par comparaison : c’est le relevé de compte que vous n’avez pas imprimé. Sans gravité, mais agaçant.
3. Quelqu'un trouve la feuille
  • Possible ? Oui.
  • Probable ? Faible. Et une liste de douze mots français ne dit rien à personne.
  • Coût : s’il a aussi votre parchemin, il lit votre progression. C’est tout.
  • Par comparaison : un code de carte bancaire noté au dos de la carte peut coûter de l’argent. En cas de négligence grave, la banque peut refuser de vous rembourser. Ici, rien.
4. Donner ses mots à un faux site
  • Possible ? Oui. L’hameçonnage consiste à imiter un service de confiance pour vous voler une information. Pour les phrases de récupération, c’est un classique : une fausse page, un faux support, un faux formulaire de « vérification ».
  • Probable ? Pour ce site, un voleur n’a rien à y gagner. Pour les vrais portefeuilles, c’est fréquent.
  • Un cas documenté, voisin de l’hameçonnage : en 2022, des pirates ont volé les coffres chiffrés du gestionnaire de mots de passe LastPass, utilisé par des millions de personnes. Ensuite, plus de 35 millions de dollars de cryptomonnaies ont été dérobés à plus de 150 victimes confirmées. Leur point commun : elles avaient rangé leur phrase de récupération dans ce gestionnaire. Le lien entre la fuite et les vols repose sur une corrélation établie par des chercheurs, pas sur une preuve formelle.
  • Coût ici : nul. Coût avec de l’argent : total et définitif.
  • Tendance : l’hameçonnage suit l’argent. Plus la crypto se répand, plus il y a de faux sites. Prenez donc le réflexe ici, gratuitement : mes mots ne vont nulle part.
5. Le site disparaît
  • Possible ? Oui. Un site pseudonyme et gratuit n’a pas de contrat avec vous.
  • Coût : les écussons deviennent des souvenirs. Votre savoir, lui, reste.
  • À noter : le format du parchemin n’a rien de secret. C’est un chiffrement standard, que n’importe quel programmeur sait ouvrir avec vos mots, sans le site.
6. Un ordinateur infecté
  • Possible ? Oui, comme pour votre banque en ligne : un logiciel espion qui lit l’écran voit ce que vous voyez.
  • Coût ici : votre progression. C’est le risque que vous prenez déjà en consultant votre compte en ligne, avec un enjeu bien moindre.

Oubliette : la Photo des Douze Mots. Vous photographiez vos douze mots, et le téléphone envoie la photo dans son stockage en ligne, avec les autres : vos mots ne sont plus à vous seul. Parade : le papier, et seulement le papier ; pour une vraie phrase de récupération, c’est l’une des façons les plus courantes de tout perdre.

Partageot, l’écuyer de votre compagnie, qui partage tout : « Une photo, juste une, pour ne pas les perdre. Elle est maintenant sur trois téléphones et dans le stockage en ligne de ma tante. »

Oubliette : le Support Très Serviable. Un « assistant » vous écrit pour vous aider et demande vos douze mots. Parade : personne n’a besoin de vos douze mots pour vous aider ; celui qui les demande est un voleur.

Basile, le gardien des oubliettes : « Je vous aide à remonter de toutes mes oubliettes, et je ne vous ai jamais demandé vos mots. »

Ce que dit la loi

En bref : chiffrer est libre en France, et ce site ne collecte aucune donnée personnelle. Une seule limite existe, et elle ne concerne pas cette salle.
La loi en détail : chiffrement, données personnelles, remise de clé
  • Chiffrer est libre. En France, « l’utilisation des moyens de cryptologie est libre » (article 30 de la loi pour la confiance dans l’économie numérique du 21 juin 2004). Tirer douze mots et chiffrer un fichier chez vous ne demande ni déclaration ni autorisation.
  • Aucune donnée personnelle collectée. Le site ne vous demande ni nom, ni courriel, ni compte. Il range bien une copie chiffrée de votre progression dans votre navigateur. Mais l’article 82 de la loi Informatique et Libertés dispense de consentement ce qui est « strictement nécessaire » à un service que vous avez expressément demandé. La CNIL le rappelle. C’est le cas ici, d’où l’absence de bannière.
  • Une limite à connaître, pour plus tard. L’article 434-15-2 du code pénal vise la « convention secrète de déchiffrement » : votre mot de passe ou votre clé, en clair. Si l’autorité judiciaire vous la réclame pour un moyen de cryptologie qui a pu servir à un crime ou à un délit, refuser de la remettre est puni de 3 ans de prison et de 270 000 € d’amende (texte vérifié en octobre 2026). La peine monte à 5 ans et 450 000 € si la remise aurait permis d’éviter l’infraction. Le 7 novembre 2022, l’assemblée plénière de la Cour de cassation a jugé que le code de déverrouillage d’un téléphone peut en relever, si le téléphone est équipé d’un moyen de cryptologie (n° 21-83.146). Pour un parchemin de progression, la question ne se posera pas. Pour de vrais portefeuilles, elle se pose autrement : le détail est au Greffe · La loi en chiffres.

Pour aller plus loin

7 salles pour continuer, dans cette aile et les autres.

Dans l’Aile du Trésor

Dans la Tour aux Volets

Sources

Vérifiées en octobre 2026.

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